Trouvez votre chemin avec la sophrologie

Chères lectrices, chers lecteurs,

Si vous vous souvenez de mon précédent article, je vous donnais quelques astuces pour bien commencer la sophrologie ou toute autre activité de bien-être, ça marche pour tout ! Beaucoup de bon sens, il n’y a plus qu’à mettre en pratique et c’est là que c’est le plus intéressant. Prêt à prendre le chemin de votre aventure de l’instant ? Quel chemin ? C’est quoi d’ailleurs un accompagnement sophrologique ???
Comme j’essaie moi aussi d’optimiser mon temps pour pratiquer sophrologie, yoga et méditation (zut je suis devenu accro !), je fais tout pour grignoter sur d’autres activités, j’ai mon carnet de notes ! Rogner sur l’écriture d’articles par exemple ? Et bien cette fois-ci, oui, j’avoue… encore que ce ne soit pas tout à fait exact ! Je vous ressors un des rares articles de mon ancien blog que je n’ai pas perdu… qui s’appelait “Le chemin”. Mais comme je me relis avec un nouveau regard, je modifie et complète… et finalement, est-ce que je gagne réellement du temps ? Bref, voici une image de ce que peut être un accompagnement sophrologique, à vous de le mettre en pratique, ce que je vous souhaite de tout coeur.

Chemin, Tenerife, vers Montana Roja
Chemin, Tenerife, vers Montana Roja

Tout d’abord, pour définir votre chemin, vous pouvez vous poser la question du point de départ et si possible d’un point d’arrivée (qui sera en fait un point d’étape, pour un autre départ). En d’autres termes vous chercherez à être conscient d’où vous vous situez dans l’instant et de la direction que vous prenez à chaque instant. Si éventuellement vous connaissez la direction à suivre pour vous rapprocher d’un point d’arrivée (si bien entendu vous avez un “but” – je vous invite à relire mon article “La sophrologie pour quoi ?”), cela peut vous aider à mesurer le changement… ou pas, car parfois le changement ne sera pas aussi rapide que vous le souhaiterez, à noter dans votre carnet !

On pourrait penser que le point de départ est toujours connu. Pourtant c’est loin d’être toujours le cas, si bien que si vous voulez aller quelque part, ou simplement avancer, comment choisir la direction à prendre sans savoir où vous êtes ?
Certes, tous les chemins mènent à Rome me direz-vous, mais certains sont plus longs et pénibles que d’autres. Le sophrologue agit donc comme un guide, en vous ramenant instant après instant à l’ici et maintenant, à votre ressenti, à vos sensations sans jugement ni a priori, à un accueil de ce qui est. C’est ce qui fait qu’un sophrologue est quasi indispensable à la pratique de la sophrologie, au risque de vous perdre seul et de tourner en rond, cela n’engage que moi !

Les différentes techniques, guidées par le sophrologue avec une intentionalité adaptée, sont donc là pour vous amener à prendre conscience du point de départ ici et maintenant, dans le respect des quatre grands principes de la sophrologie : schéma corporel comme réalité vécue, action positive, réalité objective et adaptabilité. Le point de départ est défini au présent, les techniques sont donc centrées sur le présent. Cela peut paraître bizarre à la lecture, mais vous effectuerez en démarrant la sophrologie un travail sur vous-même afin d’apprendre à vous connaître, du moins “mieux” vous connaître (fonctionnement, réactions, émotions, sensations, jugements…).

Une fois votre point de départ conscientisé, quel est votre point d’arrivée ? Ou tout du moins le prochain point d’étape ? Là encore, le sophrologue intervient comme un guide, pour vous amener à découvrir vous-même là où vous voulez aller, à partir de vos ressentis, vos sensations, émotions de l’ici et maintenant. « Je veux aller mieux… », « Je veux réussir mon examen… », « Je veux avoir moins mal… », « Je veux lâcher prise… » : vous devez sentir ce qui est important pour vous, sans mentaliser une idée mais en restant bien dans un ressenti. Facile, vous dites-vous ? Pas si simple selon moi. Bien souvent, vous savez que quelque chose n’est pas satisfaisant, mais le savez-vous réellement ? Quoi au juste ? Prenez une feuille de papier vierge dans votre carnet et essayez de noter ce qui n’est pas satisfaisant et ce que cela provoque dans votre corps ? Comment est-ce que cette insatisfaction se manifeste ? Vous voyez, ce n’est pas simple de mettre des mots ! Vous voulez simplement que cela aille mieux, non ? Mais c’est quoi “aller mieux” ? Oops, encore une question à laquelle il est difficile de répondre sans réfléchir ! S’il s’agit de faire de la sophrologie en vous posant la question tous les jours : « est-ce que cela va mieux ? »… il y a de fortes chances que la réponse soit tous les jours « non, cela ne va pas mieux » et le cercle vicieux est en marche.

Pour préparer l’arrivée ou le prochain point d’étape, le sophrologue peut utiliser des techniques basées sur la futurisation : vivre ici et maintenant une situation future, en renforçant les sensations d’un déroulement positif. Il s’agit de réellement sentir le “ça va mieux”, de le vivre dans son corps pour mieux s’en approcher !

Quel est le bon chemin ? Le plus rapide ? Le plus sûr ? Le plus confortable ? Un mélange de tout ça ? Le bon chemin, c’est avant tout le vôtre, celui de votre ici et maintenant. La pratique quotidienne de la sophrologie agit en tâche de fond, en suivant les étapes de découverte (prise de conscience de votre état ici et maintenant : c’est votre point de départ), de conquête (c’est votre chemin de l’ici et maintenant, la pleine conscience de chaque instant vers laquelle vous tendrez par la pratique) et de transformation (cette étape n’a pas de fin réelle, c’est une succession de points d’étape, de jalons, chaque jalon en amenant un autre un peu plus loin sur le chemin du mieux-être, on peut toujours aller mieux !).

Chemin, Fuerteventura, vers Pico de la Zarza
Chemin, Fuerteventura, vers Pico de la Zarza

C’est difficile à expliquer, mais est-ce réellement important de l’expliquer ? Comprendre une carte ne suffit pas à arriver au but, à un moment ou un autre, prenez le chemin et essayez de le suivre au mieux. J’aime ce proverbe indien : « pour connaître le goût du lait il faut boire du lait », il ne sert en effet à rien d’essayer de le comprendre (le goût du lait) pour en connaître effectivement le goût. La carte n’est pas le territoire, la compréhension du chemin n’est pas le chemin, prenez le chemin et vous verrez par vous-même.

Vous l’avez compris mais je le répète : le sophrologue intervient comme un guide. Il ne transmet pas un savoir mais accompagne à l’acquisition d’une expérience. Pour vous qui êtes accompagné, une fois sur le chemin, il est très facile de tomber sur l’écueil « je suis conscient, ça y est, et les autres ne le sont pas… », écueil créé par le mental qui “mentalise” le chemin pris, en encourageant au début : « C’est bien, c’est super, je vais tout comprendre et j’en saurai plus que les autres », renforçant l’égo. C’est ce même égo qui n’hésite pas ensuite à créer le doute dans votre esprit « Non, pas de pratique aujourd’hui, reste au lit… de toutes les façons cela ne changera pas beaucoup les choses si tu ne pratiques pas aujourd’hui… ». Le mental, l’égo, ou la façon dont on le nomme, n’aime pas être vu ! Le sophrologue, la sophrologie, sont là pour toujours vous ramener à l’ici et maintenant, pour vous aider à déjouer ce piège de l’égo et vous amener  à l’autonomie au fur et à mesure des séances et des dialogues pré et post séance. Au fil de la pratique, le regard change, vous devenez de plus en plus « témoin observateur » de vos mécanismes, réactions, émotions : notez chaque observation dans votre carnet, c’est important (en sophrologie cela s’appelle “phéno-description”, ou description des phénomènes observés) !!! Témoin ET observateur, sans jugement ni a priori, aux travers des sensations de l’ici et maintenant : ce regard de conscience qui vous permet ensuite de commencer à agir en toute conscience et non pas de réagir machinalement comme vous le faites bien souvent sans vous en apercevoir… Le changement s’opère progressivement, de lui-même, vous apportant un nouveau regard chaque jour. Ce nouveau regard, cet élément clé de la transformation vers le mieux-être, devient de plus en plus présent. La longueur du chemin (et le “où” est-ce que je considère que je m’arrête) dépend de vous et de vos objectifs de l’instant, où simplement du goût de l’aventure, de la pratique. Le nombre de séances aussi, il n’y a pas de règles… Sauf peut-être celle du porte monnaie. Oui, se faire accompagner d’un sophrologue n’est pas ouvert à tous, malheureusement c’est une réalité. Heureusement qu’il y a de bons sites internet lol ! A bientôt sur Sophro-Guide.fr.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire, je réponds à tout le monde ! Pour l’instant cela ne me prend pas trop de temps 🙂

Prêts à débuter le voyage, à prendre le chemin ? Pour vous convaincre… ou pas… vous trouverez ci-dessous un texte repris d’un excellent livre : “L’art de vivre” de William Hart, que je conseille vivement de lire ! Je l’avais jusqu’à présent en page d’accueil, mais il était temps de changer 🙂

Mon prochain article sera un peu plus pratique que théorique, promis !!! Alors partagez, likez, parlez de Sophro-Guide à votre entourage, commentez, l’aventure commence bientôt !!! D’ici là, travaillez à organiser votre temps dans votre carnet ! Bon courage et à bientôt.


La nageologie

ou pourquoi il n’est pas nécessaire de comprendre comment fonctionne la sophrologie avant de s’y mettre !

Texte issu du livre de William Hart – “L’art de vivre, Méditation Vipassana enseignée par S. N. Goenka.”


« Un jeune professeur faisait un voyage en bateau. C’était un homme extrêmement cultivé, au nom suivi d’un cortège d’initiales, mais il avait peu d’expérience de la vie. Parmi l’équipage du bateau, se trouvait un vieux marin illettré. Tous les soirs, il rendait visite au professeur dans sa cabine pour l’écouter discourir sur un tas de sujets. Il était très impressionné par l’érudition du jeune homme.
Un soir, alors que le marin allait quitter la cabine après plusieurs heures de conversation, le professeur lui demanda :
« Vieil homme, avez-vous étudié la géologie ?
– Qu’est-ce que c’est que ça, monsieur ?
– La science de la terre.
– Non, monsieur, je ne suis jamais allé à l’école ni au lycée. Je n’ai jamais rien étudié.
– Vieil homme, vous avez perdu le quart de votre vie. »
La mine longue, le vieux marin se retira. « Si quelqu’un d’aussi savant le dit, ça doit certainement être vrai. J’ai perdu le quart de ma vie ! » pensa-t-il tristement.
Le lendemain soir encore, le marin était sur le point de quitter la cabine quand le professeur lui demanda :
« Vieil homme, avez-vous étudié l’océanographie ?
– Qu’est-ce que c’est que ça, monsieur ?
– La science de la mer.
– Non, monsieur, je n’ai jamais rien étudié.
– Vieil homme, vous avez perdu la moitié de votre vie. »
Le marin partit la mine encore plus longue : « J’ai perdu la moitié de ma vie ; ce savant le dit. »
Le lendemain soir, de nouveau, le jeune professeur interrogea le vieux marin :
« Vieil homme, avez-vous étudié la météorologie ?
– Qu’est-ce que c’est que ça, monsieur ? Je n’en ai jamais entendu parler.
– Eh bien, la science du vent, de la pluie, du temps.
– Non, monsieur. Comme je vous l’ai dit, je ne suis jamais allé à l’école. Je n’ai jamais rien étudié.
– Vous n’avez pas étudié la science de la terre sur laquelle vous vivez ; vous n’avez pas étudié la science de la mer sur laquelle vous gagnez votre vie ; vous n’avez pas étudié la science du temps que vous rencontrez tous les jours ? Vieil homme, vous avez perdu les trois quarts de votre vie. »
Le vieux marin fut très malheureux : « Ce savant dit que j’ai perdu les trois quarts de ma vie ! Pour sûr, j’ai dû perdre les trois quarts de ma vie ! »
Mais le lendemain, ce fut le tour du vieux marin. Il courut à la cabine du jeune homme et cria :
« Monsieur le professeur, avez-vous étudié la nageologie ?
– La nageologie ? Que voulez-vous dire ?
– Savez-vous nager, monsieur ?
– Non, je ne sais pas nager.
– Monsieur le professeur, vous avez perdu toute votre vie ! Le bateau a heurté un rocher et nous coulons. Ceux qui savent nager ont une chance d’atteindre la côte voisine, mais ceux qui ne savent pas nager vont se noyer. Je suis vraiment désolé, monsieur le professeur, vous avez certainement perdu votre vie. »
Vous pouvez étudier toutes les « ologies » du monde, mais si vous n’apprenez pas la nageologie, toutes vos études sont vaines. Vous pouvez lire et écrire des livres sur la natation, vous pouvez débattre d’aspects théoriques subtils, mais en quoi cela vous aidera-t-il si vous refusez d’entrer dans l’eau ? Vous devez apprendre à nager. »

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