Juste un carré de chocolat, au goût de sophrologie

Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est presque Noël et j’espère que les fêtes de fin d’année s’annoncent bien pour vous, vos proches et moins proches. Peut-être êtes-vous en plein dans la préparation des cadeaux ? Ou devrais-je dire la finalisation des cadeaux… Si vous n’avez toujours pas d’idée, partagez l’expérience de cet article ! Au contraire, peut-être que les fêtes de fin d’année vous stressent ? Cela arrive aussi. Dans les deux cas, vous êtes au bon endroit car je vais vous parler de chocolat, et de sophrologie ! En plus de faire souvent plaisir, il a beaucoup de vertus antistress. Vous verrez aussi, je l’espère, qu’il n’en faut pas beaucoup pour offrir non seulement un bon moment, mais également un voyage au pays des 5 sens : un thème que l’on aime travailler en sophrologie. Si jamais vous n’aimez pas le chocolat et que vos proches n’aiment pas non plus (pourquoi pas ?), vous pourrez le remplacer par autre chose qui vous plait, comestible de préférence ! Un enregistrement vous attend en fin d’article.

Comme vous devez être très occupé(e) et qu’au passage je suis moi-même très occupé, je vous sers cette fois un court article, reprenant quand même un peu d’histoire et d’éléments récupérés ici ou là, mais surtout un enregistrement de “séance” qui vous fera découvrir le chocolat différemment, si vous ne l’avez jamais expérimenté comme cela !

Commençons par le commencement, avec un peu d’informations sur le chocolat et son avenir pas très ensoleillé mais qui heureusement devrait nous laisser encore quelques années pour en profiter, avec à l’issu de cet article un nouveau regard pour encore plus l’apprécier !

Afin de ne pas réinventer la poudre, vous avez compris que j’étais très occupé, je vous livre un extrait d’une des excellentes lettres d’information de Santé Nature Innovation (gratuites et très bien faites), qui parle très bien du chocolat :

L’histoire fabuleuse du cacao

Le cacaoyer pousse à l’état sauvage dans le détroit de l’Orénoque, au Venezuela. Mais les Espagnols l’ont découvert parce qu’il était consommé par les Mayas, dans l’actuel Mexique.
Il était consommé pour ses vertus énergisantes, en particulier par les soldats avant les batailles. Les Hollandais installèrent les premières plantations de cacao dans leurs colonies en Indonésie (Java). Ils construisirent des usines à chocolat à Amsterdam. Tout le monde connaît encore aujourd’hui le célèbre cacao hollandais Van Houten.
Leurs voisins les Belges réagirent vite : ils créèrent de grandes plantations de cacao au Congo belge. D’où les fameux chocolats belges Leonidas, Godiva, Côte d’Or, etc.
Mais aujourd’hui, ce sont les Suisses qui sont les plus connus pour le chocolat. Les Suisses n’ont pas de colonies, mais ils ont des vaches. En fait, on raconte qu’ils ont développé l’industrie du chocolat pour écouler leurs excédents de lait. Le chocolat au lait fut créé par un certain Henri Nestlé, qui habitait au pied des montagnes de la Gruyère, remplies de vaches laitières et en surproduction permanente de lait ! Ils fabriquent aujourd’hui le chocolat au lait par milliers de tonnes (Lindt, Toblerone, Frey, Favarger, Milka) et l’exportent dans le monde entier. Les Suisses sont, de plus, les plus gros consommateurs du monde (12 kg par an et par personne).
J’insiste, cependant, sur l’importance qu’il y a à choisir du chocolat noir, à 70 % de cacao ou plus ! Ce chocolat de haute qualité vient essentiellement d’Afrique (Ghana et Côte d’Ivoire), et il va devenir de plus en plus difficile à trouver. Les spécialistes annoncent de grandes difficultés d’approvisionnement d’ici 2030. Alors profitez-en avant !

Vous voyez que déjà, le chocolat et son histoire (sa tridimensionnalité, comme vous l’entendrez en langage sophrologique : passé, présent et futur) peuvent faire voyager bien loin. Et ce n’est pas fini, lisez la suite 🙂

Dans sa lettre, Jean-Marc Dupuis parle d’une pénurie de chocolat à venir. Comment est-ce que cette annonce résonne ou se manifeste en vous ? “C’est pas possible !” ou “quel dommage” peuvent être des réactions mentales conditionnées. Essayez de rester dans la sensation de votre corps, à la pensée d’une pénurie de chocolat… Pensez-vous pouvoir vous en passer ?
Dans le doute, profitez-en aujourd’hui, dans l’instant, même s’il vous reste quelques années avant sa disparition probable. Mais attention. En profiter ne signifie pas forcément dévorer une tablette à chaque fois. Un carré peut vous procurer beaucoup plus, vous faire voyager et vous faire prendre conscience du temps sous un autre angle.

Ci-dessous, une synthèse rapide d’un groupe ayant fait l’expérience avec moi :

Tout le groupe est surpris par la découverte : la relation au temps (“on n’a pas besoin de manger la tablette”), la relation aux sensations (“je n’imaginais pas que le chocolat pouvait faire du bruit” – à l’oreille, dans la bouche, “pâteux”, “humide”, “croquant”, “plusieurs goûts qui se mélangent”…), la relation aux images que cela déclenche (“impression d’être à la mer”, “image de confiserie”…) Surprise qu’il y ait autant de détails dans un carré de chocolat !

Je vous propose donc, à votre tour, d’en faire l’expérience avec l’enregistrement “sur mesure” incorporé plus loin dans l’article, et même de faire faire cette expérience à vos proches pour les fêtes de Noël : un cadeau (ou complément de cadeau lol) original, non ? Certain(e)s offrent une séance de sophrologie, offrez une “dégustation de carré de chocolat, façon sophrologie” !

En attendant, pour revenir à la pénurie de chocolat et si vous pensez qu’elle n’est pas possible, la lettre d’information précise ce qui suit, cela vous donnera encore plus envie d’en profiter maintenant :

Le changement climatique, les nouvelles maladies, la déforestation, le développement urbain dans les pays tropicaux menacent la production mondiale de cacao.
Le cacaoyer (arbre à cacao) est délicat. Il ne pousse que dans une zone étroite, à 20° autour de l’équateur. Il a besoin de 1,5 à 2,5 mètres de pluie par an pour se sentir bien.
Or, la demande de cacao a explosé ces vingt dernières années. Les ventes de chocolat en Inde ont doublé en trois ans. La Chine est en forte progression : les Chinois ne mangent encore que 120 g de chocolat par an en moyenne, mais avec 1,4 milliard d’habitants, cela représente 170 000 tonnes.
Chez nous, moins les Français ont le moral, plus ils mangent de chocolat. Les ventes ont bondi de 17 % en cinq ans. Nous avons consommé l’année dernière plus de 400 000 tonnes de chocolat !
Résultat des courses : le prix du cacao flambe, les approvisionnements se tendent et les amateurs se font un sang d’encre !
Les fabricants recourent aux stratégies les plus sournoises pour diminuer la teneur en cacao de leurs produits !
Ainsi avons-nous appris avec consternation que même Toblerone, qui n’avait jamais changé l’aspect de ses barres depuis plus d’un siècle, a décidé de les modifier pour économiser sur les ingrédients !

Bonne raison pour en profiter, non ? Et par la même occasion, pour vous remplir non pas de chocolat (même si un peu quand même) mais de toutes les sensations positives qu’il peut vous apporter, en quelques instants, en pleine conscience de vos cinq sens !

Vous retrouvez cet exercice un peu partout sur le web, sous le nom de “sophro dégustation” notamment. Je n’ai pas trouvé d’enregistrement associé (je n’ai pas trop cherché non plus), alors je vous propose le mien, enregistré en studio improvisé aujourd’hui même.

Avant de démarrer, installez-vous confortablement, assis(e) devant un table où vous disposez un carré de chocolat de votre choix : nature, aromatisé, avec des morceaux ou non (citron, caramel, menthe…), le choix est large et je ne donnerai pas de marque même si certaines sont meilleurs que d’autres, surtout quand on lit les étiquettes ! Une autre option peut être de faire choisir le chocolat par un proche qui ne vous dira pas à quoi il est, mais qui n’ira pas jusqu’à vous proposer un chocolat qui ne serait pas à votre goût.

Pensez aussi à éteindre votre portable : désolé, le mien était allumé et on entend dans l’enregistrement une légère vibration ! Accueillez ce phénomène comme il se présente, sans jugement ni a priori (de type “il abuse, il aurait pu faire un effort !”), revenez tranquillement à l’exercice, si besoin en vous recentrant sur votre respiration. Désolé également pour un court instant présentant un bruit de fond indépendant de ma volonté à ce moment de la journée dans la salle où je me trouvais. Accueillez ce “doux bruit” de “chariots de cantine” 🙂 Et oui, un a priori de plus, car je n’ai pas réellement vu qu’il s’agissait de chariots de cantine… j’aurais du accueillir le bruit de fond tout simplement, sans lui coller d’étiquette. Essayez de le faire, sans penser aux chariots (oops, je viens de vous conditionner) ! Mais c’est intéressant de s’en apercevoir… C’est la magie du direct.

L’enregistrement dure une vingtaine de minute (j’ai une version de 10 minutes mais une personne du groupe commente son envie, donc je ne partage pas celle-là !). Prévoyez une demi heure de calme pour être sûr, et ne vous laissez pas perturber si le chocolat fond, ça fait aussi partie de l’exercice.

Essayez d’oublier tout ce que vous savez du chocolat, donc d’oublier le début de l’article (snif, j’ai écris tout ça pour rien…).

Travaillez votre nouveau regard face au petit carré que vous aurez délicatement disposé devant vous, un peu comme si vous découvriez cet objet pour la première fois ! Et comme vous vous laisserez certainement rattraper par vos a priori, ne culpabilisez pas, revenez à votre respiration et à votre découverte en notant simplement le mouvement du mental qui n’hésite jamais à venir perturber ces instants, comme il perturbe souvent d’autres instants de votre quotidien !

A la suite de l’exercice, je vous donne rendez-vous dans les commentaires où j’aimerais recueillir votre avis ! N’hésitez pas à partager l’article, à faire vivre l’exercice à vos proches s’il vous a plu ou si vous pensez qu’il leurs plaira.

Essayez de faire l’exercice avec d’autres aliments aussi. Prenez le temps de noter toutes vos sensations, les phénomènes qui apparaissent et disparaissent pendant l’exercice : sensations corporelles, idées et associations d’idée, toujours sans interprétation (ça le plus difficile). Refaites l’exercice à différents moments, variez les chocolats, notez, comparez. Vous verrez que c’est très enrichissant, à chaque fois… selon moi en tout cas !

Dans tous les cas, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine sur Sophro-Guide.fr, pour de nouveaux articles si le temps me le permet, ce que je souhaite 🙂

“Petit Papa Noël, en plus de tout le reste et des chocolats, donne moi du temps pour écrire et transmettre une partie de sophrologie à mes lectrices et lecteurs. Et donne leur du temps pour pratiquer !”

Joyeuses fêtes, à bientôt et bonne dégustation, ou devrais-je dire “bonne découverte”.

Xavier

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