La sophrologie pour quoi ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Si vous lisez cet article et qu’il vous a été suggéré par un proche alors que vous ne vous sentez pas du tout concerné par la sophrologie, lisez-le jusqu’au bout car il pourrait vous intéresser ! Si vous lisez cet article parce que vous vous intéressez déjà à la sophrologie, je suis persuadé que vous vous dites : “c’est quoi cette question ? Il y a tellement de champs d’applications évidents !”. Le titre de l’article est en effet “La sophrologie pour quoi ?” ou autrement dit “pourquoi faire de la sophrologie ?”, et vous êtes en droit de réagir ! Cependant je vais essayer d’aborder un aspect supplémentaire : faut-il forcément un quoi ou un but pour faire de la sophrologie ? Faut-il attendre d’avoir un besoin ?

la sophrologie pour quoi

Une nouvelle fois, si vous êtes sur le site Sophro-Guide.fr, c’est certainement parce que vous vous intéressez déjà à la sophrologie. Et il y a même de fortes chances pour que vous pratiquiez déjà depuis plus ou moins longtemps, avec un quoi ou un objectif, non ? Si oui, depuis combien de temps et pour quoi ? Dites moi en commentaires !

Si j’essaie de résumer, plusieurs typologies de personnes selon moi :

  • “j’ai des problèmes de santé, j’ai entendu parler de la sophrologie qui peut m’aider”, dans le cadre médical notamment, dans le domaine de l’hôpital ou en suite à une consultation en médecine générale,
  • “j’ai un objectif précis, il paraît que la sophrologie marche bien”, dans le cas de la préparation d’un examen, d’un accouchement, d’un évènement sportif…
  • “je suis étudiant sophrologue”, où le “quoi” peut être le simple fait de vouloir transmettre la méthode et contribuer au mieux être des autres, sans forcément d’autre objectif de pratiquer au départ !
  • “j’ai été inscrit à un groupe de gestion du stress en entreprise, pas forcément de besoin mais ça peut être intéressant”,
  • “tout va bien, je sais que la sophrologie existe mais je n’en ai pas besoin”,
  • “tout va bien, je ne connais pas la sophrologie et de toutes les manières je n’en aurais pas besoin !”

Et vous, dans quelle catégorie êtes-vous ? Une autre catégorie ? Dites-moi en commentaire, ça m’intéresse !

Quand on a un “quoi”, ce qui correspond aux quatre premières catégories, c’est relativement simple de démarrer la sophrologie si vous optez pour un accompagnement : vous allez voir un sophrologue et vous lui exposez ce quoi, sur la base duquel il construira son accompagnement. Ou bien vous démarrez dans un groupe de sophrologie dont le thème correspond d’assez près à votre quoi.

Si vous choisissez de vous y mettre seul(e), c’est moins simple. Vous avez à ce moment là de fortes chances d’acheter un livre (avec ou sans CD), de le lire et de vous dire “ça a l’air cool comme méthode” puis de ne jamais vraiment commencer… ou bien de le lire et vous dire “j’y comprends rien à tout ces termes bizarres” ou encore commencer à écouter un CD et vous arrêter à la première séance, ne sachant pas vraiment quoi en faire et constatant qu’aucun changement n’apparaît à la fin de cette séance improvisée !!!

La quatrième catégorie, ie. “je suis inscrit dans un groupe de sophrologie gestion du stress”, peut permettre de développer un quoi, sinon un goût pour la méthode : à ce moment là, encore faut-il être bien accompagné pour ne pas se perdre sur le chemin entamé ! Cela me rappelle un article de mon blog précédent, “Le chemin”, que je republierai prochainement et qui décrit ce que peut être un accompagnement sophrologique, avec un sophrologue qui intervient comme un guide tout au long de l’accompagnement. Restez posté(e)s pour lire ou relire cet article.

Quand on est dans les deux dernières catégories… à savoir “je n’ai pas de besoin identifié”, c’est moins évident ! C’est un peu comme si je vous demandais d’étudier la philosophie alors que votre métier est un métier manuel et que vous n’êtes pas du tout intéressé par la philosophie. Et pourtant… c’est le meilleur moment pour commencer selon moi, la sophrologie, pas forcément la philosophie ! C’est pourquoi, si vous êtes d’accord avec moi, je vous invite à partager cet article au maximum avec des gens qui ne connaissent pas la sophrologie ou qui n’en éprouve aucun besoin 🙂

Pour quelqu’un qui n’a aucun besoin, c’est difficile d’être convaincu d’un quelconque intérêt à se mettre à la sophrologie. Si vous pratiquez déjà la sophrologie, comment feriez vous pour convaincre une personne pour qui tout va bien ? En auriez vous même l’idée ? Pourquoi est-ce si difficile ?

Si se mettre à une activité sportive comporte des avantages visibles (musculature, endurance, perte de poids…), se mettre à une activité relative à l’esprit (sophrologie, méditation…) présente moins facilement des résultats palpables même si de plus en plus de preuves scientifiques viennent étayer les bienfaits de la sophrologie. Ne serions nous pas formatés par notre culture “effort / profit” : “si je fais des efforts, il faut que ça paye, sinon ça ne vaut pas le coût !”. Peut-être aussi l’aspect “mode” ou “image” intervient… “Je pratique la sophrologie en secret car j’ai peur du qu’en dira-t-on”. “Et puis la sophrologie c’est un truc de fille, non ? Alors si je suis un homme et que je constate que ça marche… j’en parle pas !” Cela explique peut-être la sous représentation masculine dans cette discipline, il faut œuvrer pour que cela change, ça marche pour tout le monde !

Et même convaincu de l’intérêt… Est-ce si simple sans besoin ? C’est difficile de se mettre à quoi que ce soit quand on n’a pas de besoin, non ? Même quand on a un réel besoin cela reste parfois compliqué ! J’ai besoin de faire du sport, mais je ne trouve pas la motivation/le temps d’y aller, ou bien je trouve des excuses. Prenez également l’exemple du stress : “je suis réellement stressé (pas moi, c’est juste un exemple !), j’ai besoin de mettre en œuvre une solution mais c’est difficile de trouver les 20 minutes par jours pour me mettre à la sophrologie ou à la méditation”. Oui, je dis bien 20 minutes. Dire que deux minutes par jour suffisent me semble un peu léger, même si deux minutes sont toujours mieux que zéro, il me semble important d’afficher le temps réel qu’il faudrait y consacrer ! C’est en tout cas mon avis personnel. Dans les 20 minutes, idéalement 30 minutes, il y a le temps pour un retour au calme : se poser, trouver ses points d’appui, laisser le mental se calmer. Il y a le temps de “prendre le temps de se reconnecter à soi”. Avec l’entraînement, ce temps nécessaire peut diminuer, mais au début je pense sincèrement qu’il faut prendre le temps qu’il faut ! Et bien entendu, mieux vaut un peu tous les jours qu’une fois par semaine pendant une demi journée. Chaque effort compte et vient consolider le précédent.


Donc, pourquoi commencer la sophrologie quand tout va bien ?

Et bien, j’ai envie de dire qu’il n’est jamais trop tôt pour s’occuper de soi au sens large :

  • faire du sport pour son corps,
  • faire de la sophrologie pour l’harmonie corps-esprit, l’un bénéficiant à l’autre et l’autre bénéficiant à l’un !
  • manger et boire sainement (j’y reviendrai).

Pour répondre par une question, sans forcément chercher une réponse (on aime bien ça en sophrologie lol, les questions sans chercher de réponse) :

  • pourquoi attendre que cela n’aille pas pour prendre les devants ? Honnêtement, le coup dûr est plus facile quand on a appris à être présent à soi-même, à l’écoute de nos sensations !

Quand tout va bien, nous sommes en effet et logiquement plus disponibles pour nous y mettre ! C’est donc selon moi le meilleur moment pour s’y mettre. Quand tout va mal c’est plus dûr et cela apparaît comme une charge en plus.

Mais par où commencer alors ? C’est une autre question qui n’est pas anodine… Aller voir un sophrologue et lui indiquer : “je veux faire de la sophrologie mais je ne sais pas pourquoi” peut sembler étonnant, non ? Mais au fond je suis certain que vous trouveriez quelque chose ensemble :), comme “J’aimerais me préparer à un éventuel coup dûr”, “j’aimerais me préparer à un évènement” ou tout simplement “j’aimerais découvrir cette méthode dont tout le monde parle”. Pas de besoin peut simplement signifier aussi : “je ne le vois pas pour le moment, le besoin”, quand bien même il existe réellement !

Il existe de très bons livres pour s’y mettre ou s’inspirer, j’essaierai d’en citer quelques uns que j’ai lus, dans d’autres articles.

Vous pouvez aussi vous documenter sur internet, bienvenue sur Sophro-Guide.fr !!! Et franchement, il y a plein de bons sites/blogs ou groupes communautaires qui publient régulièrement des articles très intéressants au rythme impressionnant d’un, voire deux articles par semaine, ce qui ne sera pas le cas ici rassurez-vous pour votre boîte mail 😉 Vous aurez ainsi plus de temps pour mettre en pratique !

Faire de la sophrologie, d’une manière générale, c’est adopter une bonne hygiène de vie. C’est entre autres :

  • apprendre à être à l’écoute de soi-même,
  • apprendre à prendre soin de soi-même,
  • apprendre à modifier la façon dont on entre en relation avec le monde extérieur,
  • apprendre et développer un nouveau regard sur les choses,
  • apprendre à être dans l’instant présent,
  • apprendre à vivre l’instant présent en pleine conscience,
  • apprendre à apprendre,
  • apprendre à faire ce qu’il faut ici et maintenant pour vivre mieux !

Vous avez remarqué la répétition ? Au cas où ce ne serait pas le cas, il faut vous mettre à la sophrologie pour travailler votre attention ! Sinon, vous avez trouvé la répétition “Apprendre” 🙂 Vous pouvez aussi vous mettre à la sophrologie, vous aurez un peu d’avance sur ceux qui n’avaient pas remarqué !

Apprendre, c’est faire travailler son cerveau. Caycedo dit d’ailleurs “Prends soin de ton cerveau et ton cerveau prendra soin de toi”. Pas étonnant, tout part du cerveau et sans ce dernier je ne suis pas certain que nous irions bien loin.

Par l’apprentissage sophrologique, c’est tout un mécanisme qui se met en marche, ou plutôt se remet en marche après peut-être un temps de pause entre le monde de l’enfance où l’on apprend à se connaître et le monde adulte où l’on a oublié de s’écouter. On travaille sur la plasticité du cerveau, on développe les zones qui nous intéressent, notamment liées aux ressentis positifs, on crée des connexions et on prévient en ce sens les troubles qui nous guettent tous un jour ou l’autre ! On développe sa conscience. Sans parler de futur incertain, on améliore le moment présent et sa perception.


Et vous, quelle est votre rapport à la sophrologie ?

  • Vous pratiquez ? Avec un sophrologue ou autrement ? Dites-moi ce que cela vous apporte et faites en profiter ainsi d’autres !
  • Vous connaissez des gens que cela intéresserait, avec un besoin ou pas ? Partagez 🙂
  • Vous aimeriez essayer par vous-même ? Abonnez-vous par mail et suivez Sophro-Guide.fr ! Certains articles à venir pourraient vous intéresser, mais il faudra être patient(e).

A très bientôt,

Xavier

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