Prévenir ou guérir ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Dans mon dernier article « La sophrologie pour quoi ?. », j’évoquais la nécessité ou non d’avoir un objectif pour se mettre à la sophrologie. Toujours pas convaincu(e) d’essayer ? Aujourd’hui je vous propose comme objet de réflexion la citation suivante :

« Préserver une bonne santé plutôt que corriger un trouble est le principe absolu de la sagesse. Soigner une maladie qui s’est déjà développée, c’est comme attendre d’avoir soif pour creuser un puits ou fabriquer ses armes une fois la guerre déclarée. » – Huangdi Nei Jing, ou traité de médecine interne de l’empereur jaune (IIème siècle avant JC)

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Décidément, et on le voyait déjà avec Jules César (voir l’article « Ce qui perturbe l’esprit »), nos ancêtres étaient pour partie des sages et il me semble que nous avons un peu perdu de vue ces bons principes, non ?

La photo en tête d’article, qui propose des suppléments à base de plantes adaptogènes (comme le ginseng) contre le « burn out », provient de la pharmacie en bas de chez moi. Je n’ai rien contre les compléments alimentaires et les médicaments en général mais plus je m’intéresse à la santé, plus je préfère les éviter en me disant que Dame Nature a pensé à tout et nous a doté des mécanismes nécessaires pour faire face, sous réserve qu’on la respecte (et par la même que l’on se respecte soi-même). Je vous entends déjà dire « oui mais de toutes façon on ne sait plus ce que l’on mange avec tous ces pesticides, engrais, OGM, j’en passe et des meilleurs ! » Ce n’est pas faux, cependant on peut a minima mettre les chances de notre côté en faisant attention, cela n’engage que moi. Et puis, si prendre des plantes adaptogènes aide, ce serait connu si c’était suffisant. Les médicaments quant à eux, que je qualifie de « chimiques », m’inquiètent particulièrement pour leurs effets secondaires. Certes, il faut reconnaître que nombre d’entre eux permettent de sauver des vies ! D’ailleurs, heureusement que la médecine est ce qu’elle est aujourd’hui et je souhaite que les progrès permettent de soigner de plus en plus de pathologies, avec le moins de dommages collatéraux possibles. Je remercie la recherche pour tout cela et pour toutes les personnes aidées au quotidien.

L’idée de cet article n’est pas de critiquer le bien fondé ou pas d’une supplémentation ou d’un traitement médicamenteux prescrit et justifié par une analyse médicale. Mais que répondez-vous à l’idée que nombre de pathologies pourraient être évitées, avant même leur apparition ?

Les exemples du « burn out » et de la dépression sont des exemples d’actualité pour lesquels il est possible d’agir en amont : et de prévenir plutôt que guérir, c’est l’objet de l’article ! Guérir quand le « burn out » est déjà là est difficile, toutes les réserves physiques et psychiques étant « brûlées » (le terme « burn out » vient d’ailleurs de l’aéronautique ?). Tout l’équilibre du corps humain est alors bouleversé. La sophrologie peut bien évidemment aider à reconstruire cet équilibre interne, accompagner le rétablissement de cette harmonie corps-esprit que  nous avons tous comme potentiel. Mais le processus est long, car chaque fonction vitale étant déstabilisée profondément, il faut le temps nécessaire au rééquilibrage de l’ensemble du corps, y compris de notre cher cerveau.

Pour utiliser une image simpliste, c’est un peu comme une voiture que l’on n’entretiendrait jamais. Au bout d’un moment, elle commence à montrer des signes de dysfonctionnement, de fatigue. On répare une partie, on colle un bout de scotch par ci par là, mais elle finit par tomber définitivement en panne… Et la facture est bien évidemment salée pour remettre le tout en état ! Alors, si vous aussi vous pensez que l’on peut éviter nombre de pilules dont on ne connaît pas le contenu et les effets, essayez la sophrologie car il n’est jamais trop tard 🙂

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Je ne le répéterai jamais assez, et je n’en suis qu’à mes débuts, la sophrologie dans son approche pédagogique a un réel intérêt dans la prévention de nombreux troubles, notamment ceux liés au stress mal vécu qui déséquilibre peu à peu la balance biologique de notre corps. Apprendre à prendre soin de soi, c’est prévenir, c’est mettre toutes les chances de son côté pour éviter des complications. Je dis bien « mettre toutes les chances de son côté », car ce n’est pas une potion magique non plus, cela reste statistique ! Mais la statistique n’est-elle pas construite par le nombre de personnes qui essaient vraiment ? Comment prouver cependant que « j’ai vraiment essayé » ? Faut-il le prouver ? Pour ma part, il me semble clair que plus je fais attention, plus j’ai de chances d’éviter la casse. Mais j’ai également conscience que ce n’est pas parce que je fais de la sophrologie et que je mange bio (j’essaie en tout cas de bien manger) que je ne serai plus malade. Je le serai cependant peut-être moins et au lieu de culpabiliser une fois malade (avec tous les effets négatifs de la culpabilité), je me dirai que j’ai pris soin de moi et que ce devait être ainsi, pour mieux récupérer dans l’acceptation de ce qui est ! La sophrologie, c’est aussi développer un nouveau regard sur ce qui est. Ce qui est ne peut pas être changé, mais le regard que l’on porte dessus le peut et croyez moi cela change beaucoup de choses par la suite.

Certains résument la sophrologie à de la relaxation…. c’est la pire chose qu’il peut arriver quand on se met à la sophrologie : n’y voir que de la relaxation ! Je rigole… encore que !

Blague mise à part, il y a encore du travail de communication pour expliquer ce que la sophrologie est vraiment. Penser qu’il s’agit simplement de relaxation est très réducteur, même si les bienfaits de la relaxation sont indéniablement réels ! La sophrologie n’a pas pour but de simplement apprendre à se relâcher. Il s’agit plutôt, mais pas uniquement, d’apprendre à ne plus avoir à se relâcher, ce qui fait toute la différence. C’est une ouverture sur une ensemble de domaines et possibilités que notre corps nous offre dans notre capital de potentiels. Pour cela, plusieurs techniques sont au programme et vous seront proposées par votre sophrologue en fonction de vos besoins ici et maintenant. J’y reviendrai dans de prochains articles, mais pour faire simple : on commence souvent par des techniques de respiration. Respirer c’est vivre, respirer mal c’est vivre mal ; alors le sophrologue aide d’abord la personne à prendre conscience de sa respiration et lui donne des exercices à pratiquer pour « respirer bien ». Souvent au début, on se sent perdu : « comment est-ce que je dois respirer ? c’est bizarre de s’observer respirer… c’est pas naturel… ». Respirer consciemment, c’est déjà un peu « méditer » en « débranchant » le réseau cérébral du mode par défaut, ce réseau qui nous fait ressasser nos idées quand on ne fait rien et dont on connaît les effets sur la fatigue mentale, le sommeil perturbé…
La sophrologie c’est également des techniques, pratiquées assis ou debout, qui peuvent venir servir plusieurs objectifs en fonction de l’intentionnalité du sophrologue, essentiellement via les mots employés pour éveiller telle ou telle sensation (stabilité, ancrage, chaleur, énergie, positif…) chez la personne qui vient le voir. Les techniques peuvent se pratiquer seul mais nous verrons dans de prochains articles que le sophrologue joue un rôle essentiel dans la construction de ce « nouveau regard », ou « regard phénoménologique » qui apporte tant à la discipline et surtout à la personne que découvre la sophrologie.

Donc, pour continuer sur le thème de l’article, prévenir ou guérir ?

Je suis certain que vous vous remémorez les souvenirs de vos parents qui vous répétaient quand vous étiez enfant : « crois moi, il faut mieux prévenir que guérir ». Non ? Et à cet âge insouciant ou vous étiez invincible, vous ne compreniez pas le pourquoi, manquant encore d’expérience pour juger. L’expérience, tout est là : il faut faire l’expérience des choses pour comprendre leur sens. Il faut faire l’expérience de la sophrologie pour en comprendre le sens. Si je n’ai jamais fait l’expérience de la douleur d’une situation, comment puis-je l’imaginer ou bien la comprendre ? Si je n’ai jamais fait l’expérience de l’énergie considérable dépensée à guérir à un instant où ça va mal, comment puis-je comparer cette dernière avec l’énergie que je peux dès maintenant déployer au quotidien, un peu chaque jour, pour m’éviter peut-être cette situation difficile plus tard… Si je n’ai pas essayé réellement la sophrologie, comment est-ce que je peux la juger utile/inutile ?
Celles/ceux qui ont déjà eu une expérience douloureuse pourront témoigner en commentaire pour appuyer mes propos : mieux vaut prévenir ou guérir ? Moi je choisis la prévention au quotidien ! J’ai déjà choisi la sophrologie 🙂 Et vous ?

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Ainsi au moins, j’évite peut-être d’avoir à ingurgiter plus tard tout un tas de pilules tueuses de symptômes (sans m’intéresser aux causes) mais surtout je découvre tous les bienfaits de cette discipline, qui vise à vivre pleinement chaque instant dans une harmonie corps-esprit, afin de mettre toutes les chances de mon côté pour une bonne santé.

Attention cependant, il ne faut pas oublier ce que j’indiquais plus haut : « ce n’est pas parce que vous ferez de la sophrologie et que vous mangerez bio que vous serez  forcément en bonne santé… mais statistiquement, vous mettez plus de chances de votre côté, comme quand vous entretenez régulièrement votre voiture pour éviter la grosse panne qui fait mal ! ». Il est important comme me disait un manager de ne pas « signer un chèque en blanc » : le sophrologue ne peut pas s’engager sur un résultat, il peut simplement aider la personne à s’y diriger et le travail est en chacun de nous.

N’oubliez pas que la santé est aussi et avant tout un ensemble, une harmonie qui repose sur certains piliers que la sophrologie contribuera bien évidemment à renforcer :

  • L’alimentation : car vous êtes le résultat de ce que vous mangez et buvez, ne l’oubliez pas ! En ce sens, manger bio me semble mieux que manger « classique », mais on peut manger bio et mal et « classique » et bien… donc tout n’est pas joué dans le nom, il faut trouver l’équilibre ! Je suis en train de lire un livre particulièrement intéressant sur l’alimentation, j’y reviendrai dans un autre article 🙂 Restez posté(e).
  • L’activité physique : il ne faut pas oublier que nous avons été faits pour bouger, pour courir, pour transpirer… nous n’avons pas été conçus par Dame Nature pour rester assis ou allongés à longueur de journée devant les « anges de la télé réalité ». Il faut donc garder en tête de bouger, bouger, bouger le plus possible : une marche rapide par exemple pour aller travailler ? Une séance de yoga dynamique ? Quelques longueurs de bassin en nageant ? Toutes les activités physiques aérobies sont les bienvenues !
  • Le sommeil : tout est lié, et la qualité de notre sommeil dépend aussi de la qualité de notre alimentation, de notre activité physique, de notre santé mentale ! Et de notre sommeil dépend notre santé physique et mentale, notre appétit… !

Pour conclure, prévenir ou guérir ? Je vote pour ma part « prévenir », et vous ?


Merci pour votre attention, j’espère que ce nouvel article vous aura plu et inspiré pour commencer la sophrologie, si ce n’est pas déjà fait. Si vous avez des expériences à partager, un avis sur la question ou simplement un petit mot, vos commentaires seront les bienvenus ! Je répondrai à chacun(e).

En attendant de vous lire, portez vous bien est restez posté(e), par exemple en vous inscrivant à la Newsletter pour recevoir les notifications d’articles par mail, mais pas que ! Bientôt j’aimerais organiser quelques événements de type « sophrologie en plein air », en semaine à la pause déjeuner sur Paris 13ème, ça vous tente ? Vous connaissez des personnes intéressées ? Partagez, likez, tweetez !

A très bientôt,

Xavier

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